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Rencontre avec l’inventeur du verre progressif : Bernard Maitenaz

Par Essilor Canada

À la fin du XVIIIe siècle, apparait la première correction visuelle qui permettait aux presbytes de voir au loin et de près avec une seule paire de lunettes. En effet, dès 1784, Benjamin Franklin popularise l'utilisation des verres doubles-foyers. Cependant, le temps passe, et le produit n’évolue que très peu : en 1950, les presbytes portent toujours des verres doubles-foyers qui divisent le champ de vision en deux parties.

Un jeune ingénieur français s'apprête toutefois à révolutionner l'univers des presbytes en créant un verre qui leur permet de voir à toutes les distances sans discontinuité. Bernard Maitenaz, inventeur du verre progressif, répond à nos questions :

Comment vous est venue l'idée des verres progressifs?

J'ai eu la chance de faire des études à l'École Supérieure d’Optique où l’on m’a appris que l’œil était un organe merveilleux. Effectivement, on voit à toutes les distances de façon continue et on a la notion du relief. Quand cet œil vieilli et quand il n’accommode plus assez, on a rien trouvé d’autre que de lui mettre des verres doubles-foyers. Vous savez, les verres avec un hublot sur la face avant; une petite fenêtre qui casse l’image. C’est tout à fait un non-sens.

J'avais un vingtaine d’année et j’étais plein d’enthousiasme; je me suis dit qu’il y avait sûrement une solution meilleure. Étant Ingénieur en Optique et en Mécanique, je savais pouvoir calculer des surfaces progressives, et dessiner des machines permettant de les réaliser concrètement. C’est donc devenu mon projet.

Étiez-vous conscient dès le départ que vous étiez en train de révolutionner le monde de l’optique ophtalmique?

Oui et non, mais ce n’était pas vraiment mon objectif. L’objectif était de réaliser ce que j’avais imaginé, un verre dont la puissance varie de manière continue, complétant d’une façon plus physiologique cette baisse d’accommodation. Contrairement au double-foyer dont la brutalité optique me choquait, un verre qui permettrait de voir en continu, de la vision de loin à la vision de près, sans briser l'image.

Vous avez réalisé votre objectif et aujourd’hui, les presbytes portent surtout des verres progressifs. Parlez-nous un peu de l’évolution de votre invention qui, je crois, ne cesse de s’améliorer :

Tout d’abord, il a fallu 8 années pour mettre au point le premier Varilux, lancé en 1959. Nous avons poursuivi nos travaux et en 1972, nous avons présenté le Varilux 2, un verre entièrement asphérique qui procurait un confort visuel nettement supérieur et qui a été adopté par les presbytes à travers le monde. À partir de ce moment, les moyens de mesure et les calculs ne permettaient plus de choisir entre deux formules quelle était la meilleure. La parole, finalement, était au porteur et c’est par les tests au porté que les progrès ont pu être réalisés. La méthode de la boucle dioptrique* s’est formalisée ce qui permettait d’avoir l’avis du porteur, d’élaborer de nouveaux calculs, de nouveaux produits, de les tester, etc.… et par une boucle sans fin de faire des progrès continus.

Depuis, 7 générations de Varilux se sont succédé, s’améliorant continuellement, se rapprochant de plus en plus de la vision naturelle. Aujourd’hui, Varilux S series, bénéficie des plus récentes avancées technologiques et scientifiques. On peut même imaginer que dans un futur proche, on sache réaliser un verre actif, intelligent, dont le design pourra changer en temps réel, en s’adaptant à toutes les situations au quotidien.

* aujourd’hui appelée Live Optics

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